La fin de l’alphabet – C.S. Richardson

Bonjour!

Il y a déjà un moment que ce petit livre m’interpelle, mais j’avais réussi à résister à la tentation de l’acheter, jusqu’à jeudi dernier. Je ne regrette pas cet achat. J’ai bien apprécié cette histoire simple, même si, selon moi, le plus grand de son attrait se retrouve dans le style employé par Richardson pour raconter les derniers jours de vie d’Ambroise Zéphyr.

La fin de l’alphabet par CS Richardson
Titre original : The End of the Alphabet (Ontario, 2007)
Traduction : Sophie Voillot
Éditions Alto, collection Coda (2010)
160 pages, 13$ (Québec)

4e de couverture :

Toute cette histoire est assez improbable.

L’aventure d’Ambroise Zéphyr et de sa femme Zappora Ashkenazi, alias Zip, aurait pu commencer un charmant dimanche matin baigné par un soleil d’avril, entre la maigreur de l’hiver et les rondeurs du printemps et, peut-être, se terminer dans l’allégresse au crépuscule.

Mais ce n’est pas de cette histoire qu’il s’agit.

Ce jour-là, Ambroise Zéphyr échoue à son examen médical annuel. Le verdict est terrible : il est atteint d’une maladie inconnue et incurable qui ne lui laisse que trente jours à vivre. Fasciné depuis l’enfance par les abécédaires et les caractères d’imprimerie, ce graphiste féru d’art et d’histoire décide de prendre le large et de s’offrir un dernier (et merveilleux) périple autour du monde avec celle qu’il aime. Premier arrêt : A pour Amsterdam, puis B pour Berlin, C pour Chartres… Mais qu’arrivera-t-il lorsque viendra la lettre Z, la fin de l’alphabet ?

Mon avis :

Je me suis rapidement plongée dans ces voyages de 140 pages; voyage autour du monde, voyage dans l’esprit humain. C’est une lecture courte et légère, parfaite pour relaxer. Malheureusement, je ne me suis pas attachée aux personnages et je n’ai pas été happée, comme je l’aurais cru, par ce récit, mais cette lecture demeure quand même très intéressante par son style, sa poésie.

Ce récit nous entraîne dans une course contre la montre, contre le temps qui passe toujours trop vite. Les phrases, paragraphes et chapitres sont très courts, venant rythmer l’histoire et accentuer cette impression de course, particulièrement dans les premiers chapitres durant lesquels Ambroise veut s’assurer d’avoir le temps de visiter 26 villes en moins de 30 jours et, ainsi, récupérer le temps pour faire tout ce qu’il aurait voulu faire.

Avec cette course, Richardson réussit à traiter de la mort sans sombrer dans la noirceur et le dramatique mais plutôt en partageant la beauté de la vie, la valeur des rêves à réaliser et de l’amour que deux êtres peuvent éprouver l’un pour l’autre, tant lors de leurs premières rencontres que lorsque la vie doit les séparer.

Les descriptions nous présentent clairement des personnages forts ainsi que des situations et des décors bien présentés. Peu de place est laissée à l’émotion. Par contre, des phrases courtes et percutantes permettent au lecteur de s’imaginer facilement celles-ci.

Ici, en plus de suivre le récit du dernier mois de vie qu’Ambroise passe en compagnie de sa femme, Zip, le narrateur nous présente aussi plusieurs souvenirs des deux protagonistes : l’enfance d’Ambroise, leur première rencontre, des visites de musée… Ces souvenirs sont parfois contés par le narrateur, parfois par un des personnages

Au sujet de la narration, il faut mentionner qu’il manque parfois de transition. On passe souvent du présent au passé sans indications quelconque. Il en est de même dans les dialogues alors qu’on ne sait pas nécessairement qui parle : Ambroise? Zip? Le narrateur?

Il y a des retours en arrière qui ne sont pas toujours utiles, mais nous permettent de mieux cerner les personnages. D’ailleurs, il n’y a aucune longueur ou lourdeur dans ce roman.

Personnellement, j’ai mis quelques jours à lire cette histoire, à temps perdu, sauf le dernier tiers que j’ai dévoré en une soirée. Je crois que j’aurais préféré ce récit si j’avais réellement pris le temps de m’arrêter pour le lire d’un bout à l’autre, en une seule lecture, comme on lirait un conte.

À bientôt
Sunflo

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