Il déserte et autres nouvelles – Collectif

 

Bonjour!

Il y a déjà un moment que j’ai ce livre. Je l’avais commencé, mais d’autres lectures sont arrivées, alors je l’ai mis de côté. J’ai repris récemment ma lecture. Maintenant qu’il est terminé, je vous donnerai mon avis global sur le livre, mais aussi sur chacune des nouvelles, de types assez variés.

Par contre, avant d’aller plus loin, je vais vous mettre en contexte de ce recueil. Il s’agit en fait des 13 nouvelles gagnantes du Prix du jeune écrivain 2009. Plus précisément, les 7 premiers textes sont les écrits par les lauréats français alors que les 6 suivants sont composés par des auteurs de la francophonie du monde entier, dont le Québécois Vincent Grégoire.

Il déserte et autres nouvelles par 13 auteurs finalistes du Prix du jeune écrivain 2009
Paris, Buchet-Chastel, 2009
335 pages, 38$ (Québec)

4e de couverture:

L’entrée en littérature, c’est la prise de pouvoir.

Certaines sont programmées, d’autres, inattendues, ont lieu par effraction. Les unes sont précoces, les autres plus tardives. Il en est enfin qui passent inaperçues dans le calme feutré des salons, tandis que quelques-unes éclatent avec fracas, comme jaillies de la rue. Toujours il s’agit de la même chose : quelqu’un, à un moment donné, se distingue et fait entendre sa voix. A leur manière, les treize jeunes auteurs du présent recueil illustrent ce propos.

Ce sont des personnalités assez fortes déjà pour s’être distinguées parmi les centaines d’autres qui ont soumis leurs textes à l’appréciation d’un jury attentif et exigeant. Voici édités, grâce au mécénat de la Fondation BNP Paribas, tous les textes primés à l’occasion du 24e prix du Jeune Ecrivain. Remarquons celui d’Arthur Dreyfus,  » Il déserte  » ( 1er prix français ) et celui de Florian Ngimbis,  » Photo finish  » ( 1er prix francophone ).

Ces treize nouvelles rassemblées allient richesse d’imagination et diversité de ton.

Mon avis :

J’ai hésité un moment à savoir si je publiais un seul article ou un par nouvelle… Ça me paraît plus logique de regrouper ensemble, mais il me semble que cette critique va être longue !

Je ne pouvais pas non plus me contenter d’un avis global, puisque les auteurs sont variés, donc mon opinion varie beaucoup d’une nouvelle à l’autre. Bref, je vous présente, brièvement, mon opinion sur chacun des textes avant de vous transmettre mon appréciation plus globale.

« Il déserte » par Arthur Dreyfus

L’auteur parvient à captiver le lecteur en lui transmettant les informations au compte-gouttes. Plusieurs évènements viennent surprendre le lecteur en attisant sa curiosité. Toutes les informations transmises, que ce soit au fil des évènements ou par les retours en arrière, sont pertinentes et permettent de mieux cerner les personnages impliqués.

Par ailleurs, les réflexions et les émotions sont bien rendues.

« Trois petits hommes et Nine » par Constance Lefèvre

L’histoire se compose de trois narrations différentes, pour les trois hommes occupant, à ce moment, une place dans la vie de Nine. Chacun raconte sa vision de la tristesse de la jeune femme, sans nécessairement en connaître la cause. Ce texte est bien écrit et assez captivant. Par contre, j’avais deviné le « secret » de Nine assez tôt.

« Deux corps pour une vie » par Solène Baron-Follin

Cette nouvelle plonge le lecteur entre le mystère et les troubles mentaux, entre autres grâce aux deux narrations en alternance, celle du protagoniste et celle d’un témoin extérieur. Ce récit est captivant et bien écrit, malheureusement la fin est prévisible.

Je dois préciser, ici, que l’auteure, âgée de 16 ans, est une des deux plus jeunes présentés dans ce recueil, avec Timothée Gaudin (texte suivant) qui a le même âge.

« Le trousseau des souvenirs » par Timothée Gaudin

Dès le début, je me sens curieuse de savoir ce qui unit le chercheur et la découverte dont il est question. L’histoire permet donc garder l’intérêt du lecteur. Les descriptions sont précises, on a presque l’impression d’y être.

« Peu importe » par Louise Langinieux

Cette nouvelle est présentée avec une écriture très française. Je ne suis pas certaine que si le même texte avait été présentée en version aussi québécoise, elle aurait autant retenu l’attention du jury. On situe bien le personnage, sa vie, le contexte. L’histoire demeure ordinaire et sans surprise.

« Dimanche à Bordeaux » par Léo Peresson

Le style très descriptif, détaillé est idéal pour écrire une nouvelle. Par contre, sur un peu plus de 7 pages, l’auteur en passe presque 7 à mettre le lecteur en contexte. Ce qui laisse peu de place à l’action, aux péripéties.

Honnêtement, j’ai du relire pour bien comprendre l’histoire (Bon, peut-être parce que je l’ai lu au milieu de la nuit la 1re fois !)

Bref, c’est l’histoire que j’ai le moins apprécié et, heureusement, la plus courte !

« Photo finish » par Florian Ngimbis

Ici, on trouve une excellente mise en contexte, très détaillée, bien présentée. On a l’impression d’y être. En fait, on plonge littéralement dans le quotidien des enfants de la guerre qu’on nous présente. Un récit assez sombre et poignant, qui vaut la peine d’être lu avec une fin frappante.

« Sereins et décidés » par Yacine Benelhadj

Le départ est long et confus, mais l’histoire devient captivante de par ses rebondissements. Il y a aussi beaucoup de détails qui viennent ajouter des longueurs.

« Le portrait à la cuillère » par Guy Chevalley

Ce récit nous plonge, grâce à des photos, au cœur des pensées et des souvenirs du personnage principal. On se questionne, au départ, sur le rôle de ces photos qui ont toutes un point commun, soit la présence d’une cuillère. Tout est bien décrit, détaillé ; on s’y croirait et on peut facilement visualiser le contexte comme on peut s’imaginer le personnage principal et son esprit parfois torturé.

« Pic… Nic… Douille » par Justine Lalot

Dès le départ, on est pris par un mystère : mais qui est se narrateur ? L’identité du personnage principal sera découverte un peu plus loin ! Ce récit, nous plonge moins dans un contexte sombre que les précédents. En fait, ce récit est empreint d’humour, notamment lié à l’identité même du protagoniste.

« Les égarés » par Vincent Grégoire

Dans ce livre, il s’agit de la 2e histoire nous entrainant dans un institut psychiatrique. Ici, il y a une bonne mise en situation à ce voyage entre la folie et la réalité qui garde le lecteur captif.

« Pied de vierge » par Kaouther Adimi

Dans cette courte nouvelle, l’auteur parvient à garder le lecteur captif jusqu’à la fin en l’entrainant sur les pas de cette jeune femme semblant être confronté à un dilemme.

En bref, ce livre a des hauts et des bas, mais plusieurs nouvelles valent bien la peine d’être lues ! Les auteurs méritaient bien leur place dans ce recueil. Mentionnons aussi que la majorité des nouvelles plonge le lecteur dans des contextes à la base, assez sombres, mais captivants et intéressants.

À bientôt,
Sunflo

P.S. Je réalise qu’il manque une nouvelle. Dès que je remets la main sur le livre, prisonnier d’une boîte quelconque, je complèterai (si je n’ai pas oublié!)

 

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Une réflexion sur “Il déserte et autres nouvelles – Collectif

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