Les malheurs de Sophie

Bonjour,

Depuis la semaine dernière, vous pouvez lire mon avis sur Les petites filles modèles. Je vous présente aujourd’hui un autre tome de cette trilogie de la Comtesse de Ségur, soit Les Malheurs de Sophie. Les deux titres étant semblables, mon avis l’est également, mais j’essaierai de ne pas trop me répéter.

couv19823331Les malheurs de Sophie, par la Comtesse de Ségur (1859)
Éditions MaxiPoche (2005) – 156 pages

Bien que ce volume fut le dernier de la trilogie à être publié, chronologiquement, il précède les deux autres. Dans ce tome, Sophie a 3 ans et vit avec ses parents qui essaient de lui apprendre à être plus obéissante, car la fillette a tous les défaut possibles : désobéissante, gourmande, colérique, envieuse, cruelle… Ce volume se divise en 22 chapitre, racontant 22 histoires différentes dans lesquelles la protagoniste ne fait que se mettre les pieds dans les plats, parfois en décidant de désobéir à sa mère, d’autre fois de façon plus involontaire. Ici, le personnage de Paul, son cousin, essaie de la mettre sur le droit chemin et de la convaincre d’écouter sa mère, sans grand succès.

J’avais déjà amorcé la lecture de ce livre il y a un moment, mais je n’avais pas accroché puisque le personnage principal m’énervait, surtout quand on sait qu’elle a 3 ans et qu’elle n’agit pas vraiment comme le ferait une fillette de cet âge. Toutefois, ayant lu récemment le premier tome de la trilogie, j’ai recommencé cette lecture en l’abordant différemment puisque je connaissais déjà Sophie et son caractère. J’ai donc eu plus de facilité à suivre ses mésaventures, même si je ne suis pas parvenu à m’attacher au personnage principal. Je n’ai pas trouvé que Paul soit un personnage si attachant, mais je l’ai trouvé plus agréable que sa cousine ou que les deux fillettes parfaites de Les petites filles modèles. En fait, Paul essaie toujours de plaire à sa mère, mais il se laisse souvent influencer par Sophie et ferait tout ce qu’il peut pour la protéger des remontrances.

Ce qui m’a frappé à la lecture de ce livre, c’est qu’il y a eu peu d’évolution dans le personnage de Sophie. Avec tous les malheurs qui lui sont arrivé dans ce tome, elle n’a pourtant rien appris et est aussi exaspérante quelques temps plus tard dans Les petites filles modèles. Je crois qu’elle est une cause désespérée : elle sera toujours aussi désobéissante. Je n’oserai même pas aller voir dans le titre Les vacances, si elle a appris les leçons qu’on a tenté de lui inculquer dans les deux autres titres.

Pour ce qui est du style, il convient très bien aux jeunes lecteurs. Nul doute qu’ils pourraient apprécier cette lecture malgré l’utilisation d’un français un peu plus ancien. Le texte est fluide, les phrases sont simples. Il est facile de s’imaginer le contexte de chacune des situations et de saisir les motivations de Sophie dans la majorité des situations. Le fait que les histoires soient généralement courtes et qu’il soit facile de mettre ce livre en pause aidera surement à apprécier le livre puisque, autrement, son côté moralisateur peut paraître lourd.

J’ajouterais que, bien que Sophie ait grandi au 19e siècle, je crois bien que les jeunes d’aujourd’hui pourraient facilement se reconnaître dans certaines situations et se les imaginer semblable au 21e siècle. Toutefois, je ne pense pas qu’ils y apprendraient bien les leçons que l’on essaie d’inculquer à Sophie.

 À bientôt,
Sunflo

Lu dans le cadre des défis littéraires suivants :

New Pal 2013 cercle lecture Destins de femmes PàL à Zéro

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5 réflexions sur “Les malheurs de Sophie

  1. J’ai vu les emissions sur « les malheurs de sophie »….en fait j’en ai pas regardé beaucoup…j’ai trouvé ça tellement répétitif d’une histoire à l’autre, je ne sentait pas que tous ça débouchait sur quelque chose alors je n’ai jamais fini de les regarder…je ne savais pas que c’était tirer de livres ! Et je ne pense pas qu’ils vont se retrouver dans ma pal un jour non plus 😛

  2. Les leçons de morale’ faites à Sophie sont parfois très dures pour nous mais normales pour l’époque 🙂 Cette lecture avait été un plaisir pour moi aussi (surtout que le dessin animé avait bercé mon enfance^^)

  3. C’est sûr; ce n’est pas censé une grande progression du personnage mais aborder les différents aspects de l’éducation (la comtesse écrivait ça pour ses petits enfants si je me souviens bien). Donc le côté répétitif s’explique de cette façon 😉 trouver différentes situations à raconter et toujours avoir un côté éducatif (pour l’époque je rappelle xD) dommage que cela ne t’ait pas plu autant qu’à moi à l’époque!

    • Je comprends bien le principe en effet. Toutefois, après tout ses faux-pas et le temps écoulé, elle aurait pu évolué un peu, même si le but est de lui enseigner des leçons. Mais je comprends bien les raisons sous-jacentes à tout ça.

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